Isselmou Ould Hanefi: La Mauritanie à la croisée des chemins

isselNotre Pays la Mauritanie, dont nous partageons toutes et tous, l’amour, le sentiment profond de l’appartenance et du sacrifice, est  à la croisée des chemins, à la veille de cette nouvelle année 2018.

Chacune et chacun de vous en ces jours d’hiver, qui avancent lentement,  mais surement, vers des rendez-vous électoraux  majeurs, de grandes portées historiques, se pose la question, ou  va le pays ?

Comme vous, Chers Compatriotes,  je me pose cette question, pour plusieurs raisons,  singulières et gravissimes :

La Mauritanie est confrontée à des problèmes cruciaux, des désordres évolutifs et persistants, une vision courte et floue.

Tels sont, hélas ! Les nouveaux paradigmes, qui constituent de manière organique, les contours d’une situation critique, voir explosive, si rien n’est fait pour y remédier.  

Parmi les problèmes sérieux, qui font peser une menace réelle et dangereuse sur la stabilité et la cohésion sociale,  celui de la classe politique.

Elle a brillé ses dernières années,  par  son  faible sens  de responsabilité, son amateurisme  et son incapacité de trouver des alternatives ou réaliser des avancées, à travers un esprit de consensus.   

Le plus important et le plus organisé de celle-ci, surtout en termes de représentativité  au parlement, c’est le parti Tawassoul.

Il est  fondé,  sur L’islam politique, idéologie qui vise l’établissement d’un État, bâti sur les principes de l’islam,  à l’échelle d’un pays ou de la communauté musulmane (oumma).

Ceci est apparu clairement,  sur le niveau et la nature des personnalités étrangères invitées à son congrès et les moyens énormes déployés  pour son organisation.

C’est un parti qui a toujours jouer dans les deux camps, le pouvoir et l’opposition et curieusement accepté par les règles du jeu  de chacun d’eux.

Il a même réussi, l’exploit de  convaincre Aziz, de recevoir le leader du Hamas Khaled Michaël, l’allié de son ennemie le Qatar et l’ennemie de son ami l’Arabie Saoudite, prétextant respecter, ainsi les règles du jeu démocratique de son Pays. 

 La  télévision El Mourabitoune,  à payer la facture de la TDM, pour couvrir cet événement, la seule parmi les cinq chaines suspendues, pour cumul d’arriérés impayés.

Ou ont-ils trouvés cet argent les islamistes? Ce n’est certainement  pas les cotisations des 100.000 adhérents qu’ils ont prétendu avoir,  qui leur ont permis de relever ces défis.

Et pourquoi l’Etat a laissé jouer ? Quel intérêt a-t-il dans ce jeu dangereux  ou se mélange l’argent à l’origine inconnue aux ambitions politiques de nos citoyens ?

Le G8  est un autre acteur de l’opposition, qui se régénère sans cesse, relier par des connections hautement contradictoires, rassemblé et soudé par la  haine de Mohamed Ould Abd El Aziz.  

Une haine peu raisonnée, peu argumentée, mais qui a l’avantage de rassembler contre un adversaire  collectif, cause de tout le mal.

L’UPR est un parti  fourre-tout,  crée par le Président Aziz, au lendemain de son élection à la magistrature suprême, le 5 Aout 2009,  qui a vite produit l’effet contraire de sa mission et s’est transformé en une machine de profit et de propagande pour le  Président.

La société civile est instrumentalisée,  voir même, étatisée et ne peut jouer que des rôles secondaires, en faveur du pouvoir ou de l’opposition, pour celles ou ceux qui s’alignent sur sa politique.

La situation peu enviable d’un peuple, irrévocablement perdue entre un passé prestigieux, certes, mais révolue et un présent marqué par une démoralisation sans précédent de l’Etat et  la société, une pauvreté sans cesse grandissante, une insécurité urbaine croissante et une jeunesse désœuvrée.

Heureusement, que l’armée a pu jouer un rôle de stabilisateur et d’encadreur, qui a permis de  préserver notre cohésion sociale et notre équilibre démocratique.

Mes Chers Compatriotes, Mauritaniennes, Mauritaniens,

Dans ce contexte, nous devons nous interroger sur  l’avenir de notre Pays, à travers  les choix possibles, à la disposition du Président de la République, pour mieux comprendre quelles sont les limites de ses marges de manœuvre ?

Après avoir passer en revue,  les différents acteurs,  sur lesquels,  repose notre système politique, à qui peut-on confier le gouvernail du Pays en 2019 ?

Devrions-nous reconduire Aziz pour un troisième mandat ?

Devrions-nous le laisser contourner à sa façon, les restrictions de la constitution, pour diriger autrement ?

Devrions-nous lui permettre de passer la main à l’un de ces apprentis ?

Devrions-nous composer avec les islamistes dans ce sens ?

Devrions-nous  chercher quelqu’un du G8 pour l’investir de cette mission ?

Vous conviendrez avec moi, que dans un contexte pareil, dont chacune et chacun de vous mesure la gravité, je suis le seul candidat, capable d’assurer une alternance démocratique et apaisée.

 

 

 

 

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